Un commentaire m’a été fait sur le Maître de manège, Eugène Rideau, disant que «le personnage aurait pu être plus charismatique, ceci afin de donner plus de profondeur dans l’expérience du narrateur

C’est vrai.  Je me suis fait aussi cette réflexion. Mais il me semble que dans ce cas le roman aurait  pris une autre tournure. Ce serait devenu un roman initiatique : le maître charismatique qui initie un disciple à son art, jusqu’à des niveaux jamais atteints avant lui, jusqu’à ce que ledit disciple dépasse le maître. On tourne la chose afin que lecteur derrière l’histoire reçoive lui-même une grande leçon de vie.

Je caricature. Ce n’était sans doute pas, pour cette lectrice que je connais et qui est une femme nuancée, le sens exact de la remarque.

Je craignais fortement, justement, de tomber moi-même dans cette caricature. C’était un danger.  Je voulais au contraire un Maître de manège qui soit avant tout un homme, un homme perfectible.

Me femme à qui je livrais ces pensées me faisait ce commentaire qui me semble assez juste  : « Eugène Rideau n’est pas un être  fascinant (comme c’est écrit sur le quatrième de couverture), mais il est un homme pittoresque. C’est l’Art Equestre qui, au contraire, est fascinant »