«…) ma préoccupation  est justement d’explorer ce qui apparaît existentiel pour tout un chacun, que l’on soit philosophe, (…) ou maître de manège. Mon intérêt pour votre  livre se situe dans cette dimension. La philosophie n’est pas une espèce de jargon universitaire (…), elle s’inscrit dans le corps vécu et ressenti. C’est parce que nous avons un corps  sensoriel que nous pouvons penser. Alors votre livre me comble, car il répond  à ce besoin de trouver des êtres qui savent encore écouter avec leur corps. (…)  Merci encore pour votre témoignage involontaire au travers de votre livre qui apporte bien plus à  la réflexion que ce qui s’écrit dans une foison de textes qui se veulent intellectuels.»

Echange, intéressant mais pour moi très ardu, avec une dame que je ne connais pas et qui s’est intéressée au Maître de manège ; et, plus particulièrement, à cette recherche de la légèreté dans l’Art Equestre telle qu’elle est racontée dans le livre.

Cette dame,  Yveline Ciazynski, est psychanalyste et philosophe. Elle s’intéresse à une discipline qui a pour objet de faire beaucoup de bien à celui qui la pratique, voire, dans certains cas, de soigner. (pour les curieux, il s’agit de l’éducation somatique selon la méthode Feldenkrais. Il paraît que c’est connu. Moi, je ne connaissais pas). Si j’ai bien compris, cette discipline est pratiquée par des personnes ayant à surmonter des problèmes neurologiques, mais aussi par des comédiens ou des chanteurs qui veulent affiner la maîtrise de leur corps ou de leur voix.

Je sais pour l’avoir lu que l’équitation peut avoir des vertus thérapeutiques mais je ne sais pas vraiment lesquelles. Surtout, j’étais loin de m’imaginer que mon livre pouvait susciter des réflexions dans cette direction.

Mais je rassure mes lecteurs : ce roman n’a qu’un but, celui de vous raconter une belle histoire.

Je suis touché lorsque quelqu’un,  comme hier une amie, me dit : «Je ne suis jamais monté sur un cheval. Mais ton livre, il donne vraiment envie de s’y mettre»