3 – Derrière les romans

Articles archivés

Romans à télécharger gratuitement

Créé par le 20 avr 2010 | Dans : 3 - Derrière les romans

On m’a souvent posé cette question :

Pourquoi permets-tu de télécharger gratuitement tes romans ? Tu pourrais faire payer.

C’est simple : parce que ça ne me coute rien.

Ce qui n’est pas le cas des livres brochés.

Une autre raison :  je gagne ma vie par ailleurs. Pas trop mal. Je n’ai pas pour objectif de faire fortune avec mes bouquins. Le jour où des foules  se battront à la porte des librairies pour être les premiers à acheter le dernier « Troubat » qui vient de paraître, alors je réfléchirai.

On m’a déjà dit : « tu pourrais faire ta promotion dans les blogs littéraires, les forums, aller dans les salons, t’inscrire à des concours, etc… etc…»

Ouh là là !  Que de mondanités !  Que d’agitations !   Au milieu de ce business ? Je ne suis pas certain d’y être très à l’aise. Et je suis bien trop paresseux  pour cela.  Mon grand plaisir, si je n’ai pas un bouquin en cours qui tourne dans ma tête,  est de glander à regarder les arbres pousser.  Surtout aujourd’hui, tout est en fleurs.

Technique d’écriture

Créé par le 04 avr 2010 | Dans : 3 - Derrière les romans

Cette question m’a été posée par un ami, lecteur du « Maître de manège« , qui me dit avoir été « happé » par l’histoire au point de ne pas l’avoir quitté avant d’en avoir connu la fin :

« Comment as-tu fait pour projeter l’imagination du lecteur dans le futur, par exemple à la fin d’un chapitre, pour le maintenir dans sa lecture, dans son désir de connaître la suite ? est-ce que ça vient naturellement parce que tu as déjà le découpage de ton histoire ou est-ce un travail d’allers-retours pour peaufiner, inciser les phrases qui ont ce rôle d’attracteur ? »

Je ne suis pas un grand écrivain et je ne suis pas du tout certain de la réponse que j’ai faite. A vrai dire, la construction de ce roman s’est faite  à tâton, et je ne peux qu’analyser a posteriori :

Il y a des recettes qui sont enseignées dans les ateliers d’écritures. La plus classique  -elle fonctionne à tous les coups -  impose les ingrédients suivants :

- Un héros

- Une quête, ou un objectif à poursuivre

- Un adversaire qui met des obstacles et qui empêche le héros d’atteindre son objectif.

- touche final : on introduit la notion de temps. C’est-à-dire que le héros a une contrainte de temps pour atteindre l’objectif. Exemple : le prince charmant a deux jours pour se marier sinon il perd son royaume, et son adversaire a kidnappé la fiancée, et peu à peu arrive la date au-delà de laquelle tout sera fichu.  A ce moment-là, le suspense est à son comble.
Je ne connaissais pas cette technique au moment où j’ai écrit

Le « Maître de manège » n’a pas exactement tous ces ingrédients. Ou bien ils existent à faible dose. Pourtant, plusieurs autres personnes m’ont dit qu’il était prenant. En fait, il doit y avoir une tension dans ce livre, une différence de potentiel (comme dirait un électricien de ma connaissance) entre le début et la fin qui est maintenue tout au long du récit. Elle est faible mais elle doit exister.  Cette tension est soutenue, il me semble, par le fait que le lecteur devine que les situations décrites vont évoluer, au risque de rompre un équilibre.  Ou encore, que le personnage lui-même doit vivre une évolution, on ne sait pas comment, alors on a envie de poursuivre, par curiosité et par sympathie pour ce héros auquel on s’identifie un peu.

Mais ce n’est pas suffisant.

Mon ami électricien dirait : «lorsqu’on travaille en faible voltage, selon la loi d’Ohm, il faut une très faible résistance. Sinon il n’y a pas suffisamment d’intensité et l’on a peu de chance de chauffer le lecteur».

La résistance doit être probablement dans le style : dans tous  les accrochages, les lourdeurs ou les mal-dits, tout ce qui peut rendre la lecture pénible ; les répétitions, les trop longues digressions, les interminables descriptions, les dialogues mal-fichus, les personnages sans âme, etc…

Si c’est le cas, alors, il faut rendre la lecture la plus fluide possible. Il faut travailler la musicalité des phrases, le rythme et la cadence, la fluidité. Faire la chasse aux fautes d’orthographe, si irritantes ! (il paraît qu’il en reste encore dans mes romans) Dessiner des images, peindre des paysages, ou des sentiments, mettre de la chair dans les personnages ! De l’émotion dans les situations ! être succulent ! Etc…

Il existe des auteurs qu’on lit pour le seul plaisir de la langue.
Ce n’est pas le cas dans les histoires à suspense, où le récit se suffit à lui-même parce que la tension y est forte, c’est pour cela qu’on se laisse facilement emmener par un bon polar même s’il n’est pas trop bien écrit.

Ce dernier travail, sur le style, a été pour moi le plus fastidieux parce que c’est celui qui réclame une maîtrise technique de l’écriture. Je ne suis pas Stendhal ni Maupassant.  Le fait que cet ami me dises qu’il a été happé tout au long du livre me laisse croire que j’ai su réduire la valeur ohmique de mon texte et y mettre suffisamment d’intensité par la fluidité du style. Même si je sais que ce n’est pas du Flaubert, ça me fait sacrément plaisir. (En revanche, ça ne prouve pas que le livre est bien construit et je crois qu’il a des défauts de ce côté-là)

J’espère être également parvenu à cette fluidité dans « La bousine« . Quoique j’ai monté un peu le curseur afin d’augmenter le voltage. Pour être plus sûr ! Il y a, entre autres, une petite affaire policière qui tient en haleine dans la première partie du livre.

Bibliothèque municipale de Dijon

Créé par le 06 juil 2009 | Dans : 3 - Derrière les romans

Le Maître de manège   vient d’être commandé par la bibliothèque municipale de Dijon.

Comme elle se nomme également  Bibliothèque Patrimoniale et d’étude, c’est assez flatteur. Elle me considère peut-être maintenant comme faisant partie des auteurs bourguignons, ce qui est encore plus flatteur.

Le roman est donc disponible là-bas. Il y en aura peut-être un suivant.

Bonne lecture à tous

Retour d’un éditeur

Créé par le 16 mar 2009 | Dans : 3 - Derrière les romans

Je viens de recevoir la réponse des éditions Zulma :

Votre manuscrit intitulé Le Maître de manège n’a pas été retenu et nous en sommes désolés, sachant que cette décision vous décevra. Nous ne publions que très peu de textes et notre choix est donc très sélectif et subjectif.

Dans la mesure de nos moyens, nous continuons à porter de l’intérêt aux auteurs qui nous sollicitent. Nous lirons donc avec plaisir d’autres textes de vous. Nous vous engageons par ailleurs à contacter d’autres éditeurs ou revues susceptibles de mieux répondre à vos attentes.

En espérant que votre démarche aboutira, nous vous remercions de votre confiance et vous prions de….

Les éditeurs

En réalité, je ne suis pas déçu car je n’avais aucune attente. A vrai dire, je n’aimerais pas de nos jours faire le métier d’éditeur. Compte tenu du nombre faramineux d’ouvrages en librairie, à moins d’être l’une des stars qu’on connait, il est impossible qu’un auteur inconnu s’y distingue. Ou bien il faudrait y mettre une fortune en communication marketing. Avec un peu de bon sens, on comprend que les ventes espérées doivent couvrir  bien au delà du coût de lancement. C’est un risque beaucoup trop important dans le contexte actuel. A moins que l’éditeur fasse un pari sur un jeune auteur avec lequel il contracte sur plusieurs titres. Sur la durée, il peut espérer avoir un retour sur son investissement. Mais je n’ai plus la jeunesse sur laquelle on peut parier. Et même ! que pourrais-je espérer d’un éditeur ? C’est plutôt avec le lecteur qu’on cherche à partager quelque chose. C’est pour ça que les solutions proposées par lulu.com (ou d’autres) ont un avenir. J’y ai personnellement trouvé des livres intéressants. Des vrais auteurs !  En revanche, j’ai lu des trucs franchement nuls chez des grands éditeurs. Je pense que l’avenir ne va pas être facile pour les métiers du livre. J’ai rencontré des petits éditeurs locaux, absolument passionnés par leur métier mais, les pauvres, qu’est-ce qu’ils en bavent ! Les éditions Zulma, en l’occurence, m’ont l’air plutôt sympathique.

Et la littérature dans tout ça ?

Ah ! Nous pourrions en parler  longuement…

Gallimard

Créé par le 25 fév 2009 | Dans : 3 - Derrière les romans

Je viens de recevoir un courrier de Gallimard.

Avis défavorable pour introduire le Maître de Manège dans leurs prochaines collections. Courrier expéditif. Ils ne donnent pas plus d’explication. Je ne sais pas même s’ils l’ont lu.

Il paraît qu’ils reçoivent chaque jour des centaines de manuscrits. J’avais envoyé le mien sans trop d’illusions.

La plume d’Ys

Créé par le 10 fév 2009 | Dans : 3 - Derrière les romans

Une dame que je ne connaissais pas, croisée sur internet,  a eu la gentillesse de télécharger le Maître de manège et de le lire.  Comme d’autres… Mais elle a fait plus encore : un retour de lecture d’une qualité de professionnel. Plus d’une heure au téléphone ! Un coup d’oeil incisif que je suis bien loin d’avoir sur mon propre travail.

Cette dame écrit, anime je crois depuis très longtemps des stages. Elle a l’habitude. «Je vous préviens, m’a-t-elle dit, je vais être méchante»

Elle a su être encourageante. Une analyse fouillée et pertinente.

Je ne reproduirai pas ici ses conclusions et ce pour les raisons suivantes :

  1. Ce serait trop long et je ne voudrais pas ennuyer mes visiteurs
  2. Je ne veux pas non plus dévoiler ici tous les défauts de mon travail, alors que je me suis donné comme objectif d’en faire la promotion. C’est une question de méthode, il faut être cohérent !

Néanmoins, elle m’a suggéré des axes d’amélioration (on dit comme ça plutôt que « défaut ») qui peuvent faire sensiblement progresser la qualité de l’ouvrage. Un jour, je m’y mettrai. Une deuxième édition, peut-être, quand je serai moins paresseux.

Elle n’a pas besoin de moi pour sa renommée, mais c’est assez rare des gens comme elle, alors je la cite : son nom est Sylvie Parthenay et je la remercie pour ce travail.  Elle publie un blog (La plume d’Ys) dans lequel on trouve une quantité de conseils techniques qui m’ont été bien utiles pour écrire ce roman (pas assez, apparemment)

Le conseil d’un écrivain

Créé par le 29 jan 2009 | Dans : 3 - Derrière les romans

J’ai rencontré, lors d’un salon du livre au Clos Vougeot (Côte d’Or), un écrivain, ami d’une amie, qui m’a donné ce conseil :

«Le meilleur conseil : n’écoute jamais les conseils ! Fais dans la manière où tu te sens le plus à l’aise»

C’était en réponse à mon tourment de l’époque : on m’avait dit de faire un plan avant d’entamer mon roman, un synopsis, des fiches techniques, etc.. J’en étais incapable. Incapable de connaître l’histoire avant de l’avoir écrite !

J’ai retrouvé sur internet un interview de ce monsieur (qui s’appelle Jean-Paul Noziere). Voici ce qu’il dit :

Question : Connaissez-vous le récit entier lorsque vous commencez un roman ?

Réponse : Oh non ! Et heureusement ! Je découvre mon histoire un peu de la même façon que vous lecteurs, vous allez la découvrir en lisant.
Bien sûr, au départ, j’ai une idée en tête…mais en cours de route, le récit bifurque, se choisit une direction et je n’y suis pas pour grand chose la plupart du temps. J’ai l’impression que mon histoire m’échappe.
Vous serez très surpris d’apprendre que quand je commence la page 36 (par exemple), je sais que je m’arrêterai à la page 38 (je n’écris pas plus de 2 pages à la fois, 2 le matin et 2 l’après-midi), mais je n’ai pas la plus petite idée de ce que j’écrirai à la page 39 et à la page 40 ! Je le découvre…après avoir posé mon stylo, parce que après avoir posé mon stylo, je saute sur mon vélo ou je fais autre chose et alléluia, la suite de mon récit a la gentillesse de s’installer dans ma tête. Je ne fais aucun plan. J’ignore comment mon roman se terminera

A part que je n’aime pas personnellement le vélo, ce monsieur m’a décomplexé. Ce qu’il dit là est exactement ce qui m’est arrivé: cette sensation bizarre que ce n’est pas moi qui écrit l’histoire.

Le site de Jean-Paul Nozière

L’imagination

Créé par le 24 jan 2009 | Dans : 3 - Derrière les romans

Des amis me disent : «j’aimerais aussi écrire, mais je n’ai pas d’idées»

A vrai dire, je n’en avais pas beaucoup non plus lorsque j’ai commencé. J’ai commencé quand même. Et je me suis très vite aperçu que les idées arrivaient en avançant. L’imagination est un muscle qu’on entraîne. Plus on le sollicite et plus vite il fonctionne. Rapidement on se met au moment d’écrire dans une bulle  faite d’imaginaire.  On quitte son quotidien et l’on plonge de l’autre côté du miroir. Alors, un monde et des situations se créent. Malgré nous ! Le plus difficile est de ne pas se bloquer contre cet afflux. Laisser aller les images courir sur le papier !

Une référence

Créé par le 20 jan 2009 | Dans : 3 - Derrière les romans

Je me rappelle une phrase de Saint-Exupéry dans je ne sais plus lequel de ses livres. Il disait à peu près en ces termes : «la perfection est atteinte non pas lorsqu’il n’y a plus rien à ajouter mais lorsque plus rien n’est à retirer»

Je me suis efforcé au cours de mon travail d’appliquer au mieux cette maxime. C’est simple à dire, mais ce n’est pas facile. Je ne suis pas Saint-Exupéry et je craignais affreusement qu’à la fin, il ne reste plus rien.

Lettre des Editions Zulma

Créé par le 17 jan 2009 | Dans : 3 - Derrière les romans

Je viens de recevoir un courrier des éditions Zulma. C’est un accusé de réception de mon envoi de manuscrit. Ils me préviennent seulement qu’ils peuvent mettre jusqu’à six mois pour étudier les dossiers. Il faut être patient dans ce métier. Ceci dit, ils ne m’ont pas encore jeté.

12

liilith |
La Tragedie |
MEMOIRES D'ENFANCE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | not in the mood
| Le Collectif des Défenseurs...
| au bois de mon coeur