Les Maîtres de l’art équestre

Créé par le 19 mar 2009 | Dans : 2- Anecdotes

On m’a posé cette question : «Les références que tu cites dans ton livre, sont-elles réelles ?»

Oui ! Bien sûr !

Pour les non cavaliers : l’équitation est une discipline vieille comme le monde. De tous temps les hommes ont utilisé le cheval, pour se déplacer, pour la force motrice, mais aussi pour la chasse et la guerre. L’art et la manière de dresser les chevaux ont fait l’objet de nombreuses écrits . Ils font référence encore aujourd’hui. Le plus ancien connu fut écrit par un Grec : Xénophon, maître de guerre et élève de Socrate.

Le dernier grand écuyer, Nuno Oliveira, est décédé il y a vingt ans. Il disait : « L’art c’est la sublimation de la technique par l’amour ». Celui-ci a eu de nombreux disciples au travers le monde et des fans qui ont encore des trémolos dans la voix lorsqu’ils parlent de leur Maître. Je dois dire qu’il était fascinant de voir cet homme à cheval (j’ai eu l’honneur de le voir une fois, c’était un ou deux ans avant sa mort). C’était un virtuose qui a laissé de nombreux écrits, des trésors de pédagogie. Il existe un site web dédié à ce grand artiste (http://nunooliveira.artblog.fr/) que vous pouvez visiter. Vous y trouverez des articles et videos qui permettent de faire connaissance avec l’art équestre tel que le pratiquerait Eugène Rideau, héros de ce livre.

Voici, trouvé sur le web, une video montrant le maître Nuno Oliveira : Cliquez ici

Ici, un reportage sur une de ses élèves : Cliquez ici  elle y parle de son maître

Beaucoup d’autres grands écuyers se sont succédés à différentes époques de l’Histoire et je ne peux pas tous les citer ici. On connait surtout ceux qui ont laissé une trace écrite. La discipline est particulièrement riche en littérature. Tous ces ouvrages meublent la bibliothèque d’Eugène Rideau, héros du « Maître de manège »

Le monde de l’édition

Créé par le 18 mar 2009 | Dans : 4 - Rien à voir

Je viens d’écouter une interview d’un chroniqueur télé, éditeur et écrivain qui n’a pas la langue dans sa poche.  Je crois que c’était à l’occasion de l’ouverture du Salon du Livre.

Il en ressort que la critique littéraire est le règne de l’incompétence et du copinage ; la plupart de ces critiques ne lisent même pas les livres dont ils parlent.

… et pan !

Enfin, d’après lui, par un mécanisme financier couramment adopté dans la chaîne du livre, mécanisme que je ne suis pas sûr de savoir restituer clairement, ce spécialiste prédit dans l’édition un krach  semblable à la crise bancaire que nous venons de vivre.

C’est bien possible.

Moi qui découvre ce monde, j’observe qu’il n’est pas très différent de tous les autres mondes « marchands ». On tire sur toutes les ficelles pour maintenir à flots sa marge et sa trésorerie, on invente des mécaniques comptables et financières extrêmement complexes pour sortir  des profits qui n’en sont que pour ceux qui profitent et, à force, ça casse. Patatras ! Catastrophe !

En attendant, on se fout complètement des clients qui ne sont dans tout ça que des ânes… ou plutôt des vaches à lait…. ou les deux.

Les clients, ce sont en l’occurence les lecteurs.

Ce monde est sans intérêt.

Retour d’un éditeur

Créé par le 16 mar 2009 | Dans : 3 - Derrière les romans

Je viens de recevoir la réponse des éditions Zulma :

Votre manuscrit intitulé Le Maître de manège n’a pas été retenu et nous en sommes désolés, sachant que cette décision vous décevra. Nous ne publions que très peu de textes et notre choix est donc très sélectif et subjectif.

Dans la mesure de nos moyens, nous continuons à porter de l’intérêt aux auteurs qui nous sollicitent. Nous lirons donc avec plaisir d’autres textes de vous. Nous vous engageons par ailleurs à contacter d’autres éditeurs ou revues susceptibles de mieux répondre à vos attentes.

En espérant que votre démarche aboutira, nous vous remercions de votre confiance et vous prions de….

Les éditeurs

En réalité, je ne suis pas déçu car je n’avais aucune attente. A vrai dire, je n’aimerais pas de nos jours faire le métier d’éditeur. Compte tenu du nombre faramineux d’ouvrages en librairie, à moins d’être l’une des stars qu’on connait, il est impossible qu’un auteur inconnu s’y distingue. Ou bien il faudrait y mettre une fortune en communication marketing. Avec un peu de bon sens, on comprend que les ventes espérées doivent couvrir  bien au delà du coût de lancement. C’est un risque beaucoup trop important dans le contexte actuel. A moins que l’éditeur fasse un pari sur un jeune auteur avec lequel il contracte sur plusieurs titres. Sur la durée, il peut espérer avoir un retour sur son investissement. Mais je n’ai plus la jeunesse sur laquelle on peut parier. Et même ! que pourrais-je espérer d’un éditeur ? C’est plutôt avec le lecteur qu’on cherche à partager quelque chose. C’est pour ça que les solutions proposées par lulu.com (ou d’autres) ont un avenir. J’y ai personnellement trouvé des livres intéressants. Des vrais auteurs !  En revanche, j’ai lu des trucs franchement nuls chez des grands éditeurs. Je pense que l’avenir ne va pas être facile pour les métiers du livre. J’ai rencontré des petits éditeurs locaux, absolument passionnés par leur métier mais, les pauvres, qu’est-ce qu’ils en bavent ! Les éditions Zulma, en l’occurence, m’ont l’air plutôt sympathique.

Et la littérature dans tout ça ?

Ah ! Nous pourrions en parler  longuement…

Mon ancien maître de manège

Créé par le 01 mar 2009 | Dans : 3- Avis des lecteurs

Samedi 28 février 18h30

Je reçois un coup de téléphone de mon ancien maître de manège, une dame, celle qui m’a mis à cheval lorsque j’étais adolescent, à qui j’avais offert le Maître de manège.  Pour rappel, le début de l’histoire : cliquez

- Je viens de terminer ton livre, me dit-elle.

- Ah ! Alors ?

- C’est un très beau cadeau que tu m’as fait.

- …

- Il est d’une grande simplicité, d’une très grande beauté…  et d’une humanité réelle.

Evidemment, ça fait plaisir, surtout lorsque ça vient d’un professeur d’équitation et qui plus est, je le sais, est une femme qui a de la profondeur.

- Je crois que je vais le relire, continue-t-elle.

- Eh ben !

- Même le début qui se passe dans les soieries, il montre la réalité et, en même temps, c’est un peu magique.

Je n’ai pas compris ce qu’elle a voulu dire par le mot : magique. J’imagine que, pour une dame de 80 ans qui a passé sa vie parmi les chevaux, le monde des entreprises industrielles tel qu’il est décrit en première partie du roman donne un sentiment d’irréel. Je ne sais pas.

- J’aime tes personnages, parce qu’ils ne sont pas parfaits. Ce sont de simples hommes.  Ce monsieur Rideau, il est très bien vu. J’en ai connu plusieurs qui lui ressemblaient. Des anciens militaires, souvent (NDLR : il y a quarante ans, lorsque j’ai moi-même commencé, l’équitation dans les clubs était encore enseignée par des anciens officiers de cavalerie). Des hommes passionnés, intransigeants, parfois à moitié fous. Certains d’ailleurs étaient proprement invivables. J’ai aimé comme tu as décrit celui-là, original, avec tous ses excès.

- …

- Et puis, tous ces personnages, une fois le livre refermé, on a envie de rester encore avec eux.

ça, c’est gentil.

- C’est un très beau cadeau que tu m’as fait, répète-t-elle…  J’aurais voulu te l’écrire, mais mes doigts ne vont pas très bien en ce moment. Alors, par téléphone, c’est bien aussi.

Je demande comment elle se sent, comment va sa santé.

- Plutôt bien ! Je dois retourner ces jours-ci en chimiothérapie. C’est un traitement fatigant. Mais je vais bien.

Elle ne s’étend pas. Elle préfère me parler de chevaux et de cavaliers. Je lui promets que je reviendrai prendre de ses nouvelles. Elle me remercie encore. C’est plutôt à moi de la remercier. Au moment de raccrocher, elle me dit avec beaucoup de pudeur :

- Est-ce que je peux te demander de t’embrasser ?

Je ne peux m’empêcher d’avoir un petit pincement lorsque je repose le combiné.

Gallimard

Créé par le 25 fév 2009 | Dans : 3 - Derrière les romans

Je viens de recevoir un courrier de Gallimard.

Avis défavorable pour introduire le Maître de Manège dans leurs prochaines collections. Courrier expéditif. Ils ne donnent pas plus d’explication. Je ne sais pas même s’ils l’ont lu.

Il paraît qu’ils reçoivent chaque jour des centaines de manuscrits. J’avais envoyé le mien sans trop d’illusions.

L’avis d’un scénariste

Créé par le 19 fév 2009 | Dans : 3- Avis des lecteurs

« Je viens de terminer son livre, que j’ai lu d’une traite et en quelques jours (…) J’ai adoré aussi les passages sur l’entreprise et ses personnages.  Je trouve même qu’il en manque un peu, parce que je trouvais cette opposition très parlante, et aussi que le regard de l’auteur est original sur le sujet maintes fois traité de l’entreprise, puisqu’il en montre les aspects les plus absurdes comme l’inutilité ou le désoeuvrement.

Cet espace du manège d’Eugène Rideau est très beau, la narration autour du lieu est très bien orchestrée, vraiment. J’ai lu avec plaisir  (…). 

(…) Si je devais émettre une petite critique, je dirais que le personnage principal manque un tout petit peu de noirceur à mon goût sur la fin du livre (traduction : j’aime bien aussi sa résistance à Eugène Rideau sur le début), et que peut-être il s’efface un peu au fur et à mesure au profit d’Eugène Rideau.

(…) c’est un livre de très bonne qualité, personnel, et je pense qu’il a ses chances…»

Perrine Lottier, cinéaste, réalisatrice et scénariste, qui a aussi ses chances car elle est bourrée de talents…

Un retour de critique

Créé par le 18 fév 2009 | Dans : 3- Avis des lecteurs

« La structure du roman, la maîtrise de l’écriture, un style qui se cherche mais qui est tout de même présent, des personnages psychologiquement structurés logiquement, une histoire qui renvoie à des réflexions plus profondes sur le monde du travail, l’éthique de l’art équestre aboutissent à une oeuvre « qui tient debout » avec sa propre dynamique »

la Compagnie des Filatures du NORD

Créé par le 15 fév 2009 | Dans : 2- Anecdotes

«Je viens d’envoyer un petit extrait à mes collègues qui reconnaissent avec enthousiasme l’environnement de la CFN. A croire qu’ils y ont tous bossé...»

Le petit extrait en question est une description faite par le narrateur de l’entreprise qui l’emploie (la CFN) et la manière dont la hiérarchie sociale se crée dans cette compagnie.  Cette description pourrait s’appliquer dans bien des cas et beaucoup s’y retrouveront.  Je connais le rédacteur du verbatim ci-dessus ;  il est cadre chez un grand constructeur de matériels informatiques.

Evidemment, la CFN (Compagnie des Filatures du Nord) qui emploie le narrateur et Eugène Rideau n’a jamais existé. J’ai travaillé néanmoins, il y a une quinzaine d’année, pour une entreprise qui lui ressemblait. C’est pourquoi j’ai pu faire le savant et parler du processus industriel de fabrication des tissus.

Depuis, plusieurs usines de ce groupe ont été fermées.

J’ai appris récemment que cette fameuse société, fleuron de l’industrie française depuis 250 ans, a été mise en liquidation judiciaire et, plus récemment encore, qu’une partie de son activité est reprise par un fonds d’investissement. Espérons que ses salariés y seront bien traités.

 

La plume d’Ys

Créé par le 10 fév 2009 | Dans : 3 - Derrière les romans

Une dame que je ne connaissais pas, croisée sur internet,  a eu la gentillesse de télécharger le Maître de manège et de le lire.  Comme d’autres… Mais elle a fait plus encore : un retour de lecture d’une qualité de professionnel. Plus d’une heure au téléphone ! Un coup d’oeil incisif que je suis bien loin d’avoir sur mon propre travail.

Cette dame écrit, anime je crois depuis très longtemps des stages. Elle a l’habitude. «Je vous préviens, m’a-t-elle dit, je vais être méchante»

Elle a su être encourageante. Une analyse fouillée et pertinente.

Je ne reproduirai pas ici ses conclusions et ce pour les raisons suivantes :

  1. Ce serait trop long et je ne voudrais pas ennuyer mes visiteurs
  2. Je ne veux pas non plus dévoiler ici tous les défauts de mon travail, alors que je me suis donné comme objectif d’en faire la promotion. C’est une question de méthode, il faut être cohérent !

Néanmoins, elle m’a suggéré des axes d’amélioration (on dit comme ça plutôt que « défaut ») qui peuvent faire sensiblement progresser la qualité de l’ouvrage. Un jour, je m’y mettrai. Une deuxième édition, peut-être, quand je serai moins paresseux.

Elle n’a pas besoin de moi pour sa renommée, mais c’est assez rare des gens comme elle, alors je la cite : son nom est Sylvie Parthenay et je la remercie pour ce travail.  Elle publie un blog (La plume d’Ys) dans lequel on trouve une quantité de conseils techniques qui m’ont été bien utiles pour écrire ce roman (pas assez, apparemment)

Le Maître de manège : un roman initiatique

Créé par le 03 fév 2009 | Dans : 3- Avis des lecteurs

Un commentaire m’a été fait sur le Maître de manège, Eugène Rideau, disant que «le personnage aurait pu être plus charismatique, ceci afin de donner plus de profondeur dans l’expérience du narrateur

C’est vrai.  Je me suis fait aussi cette réflexion. Mais il me semble que dans ce cas le roman aurait  pris une autre tournure. Ce serait devenu un roman initiatique : le maître charismatique qui initie un disciple à son art, jusqu’à des niveaux jamais atteints avant lui, jusqu’à ce que ledit disciple dépasse le maître. On tourne la chose afin que lecteur derrière l’histoire reçoive lui-même une grande leçon de vie.

Je caricature. Ce n’était sans doute pas, pour cette lectrice que je connais et qui est une femme nuancée, le sens exact de la remarque.

Je craignais fortement, justement, de tomber moi-même dans cette caricature. C’était un danger.  Je voulais au contraire un Maître de manège qui soit avant tout un homme, un homme perfectible.

Me femme à qui je livrais ces pensées me faisait ce commentaire qui me semble assez juste  : « Eugène Rideau n’est pas un être  fascinant (comme c’est écrit sur le quatrième de couverture), mais il est un homme pittoresque. C’est l’Art Equestre qui, au contraire, est fascinant »

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